Lundi 24 février, la justice chinoise a annoncé la condamnation de l’éditeur suédois Gui Minhai à une peine de dix ans de prison.

L’homme de 54 ans a été reconnu coupable d’avoir « fourni illégalement des informations à l’étranger », selon le communiqué mis en ligne sur le site du tribunal de Ningbo, dans la province de Zhejiang.

Gui Minhai était à la tête d’une maison d’édition connue pour ses publications à scandales, en particulier sur les dirigeants chinois.

A l’automne 2015, quatre de ses associés et employés avaient tous disparu dans des circonstances particulières alors qu’ils résidaient à Hongkong.

Gui Minhai avaient disparu en octobre 2015 alors qu’il séjournait dans sa résidence en Thaïlande.

L’éditeur avait réapparu en direct à la télévision chinoise trois mois plus tard, s’accusant à propos d’un accident de la route survenu en 2003 dans sa ville d’origine, Ningbo.

Dans cette affaire, il avait écopé d’une peine de deux ans de prison.

En janvier 2018, alors qu’il est à nouveau libre depuis quelques mois à peine, Gui Minhai est encore arrêté par les autorités chinoises tandis qu’il se rendait en train à Pékin pour des raisons médicales.

En février 2018, une nouvelle vidéo le met en scène dans le commissariat de Ningbo, où il affirme que la Suède a tenté de le manipuler.

Ce dernier avait obtenu la nationalité suédoise après l’horreur de Tiananmen en juin 1989.

La Chine ne reconnait pas la double nationalité, et selon les autorités, Gui Minhai a demandé à retrouver sa nationalité d’origine.

Ces déboires judiciaires sont à l’origine de nombreuses tensions entre les autorités chinoises et suédoises, qui est soutenue par l’Union européenne.

Après l’annonce du verdict lundi, Ann Linde, ministre suédoise des affaires étrangères, a réclamé « la remise en liberté » et un accès à Gui Minhai, afin de « lui assurer une assistance consulaire ».

Dans son communiqué, la ministre déclare : « nous avons toujours été clairs pour demander que Gui Minhai soit libéré de manière à retrouver sa fille et sa famille. Cette demande demeure ».

SOURCE

RÉPONDRE

Veuillez entrer votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.