Lundi 24 février, s’ouvre le procès du couple Fillon devant le tribunal correctionnel de Paris, trois années après les révélations du Canard enchaîné qui ont mis un terme à sa carrière politique.

Aux côtés du couple Fillon, Marc Joulaud, suppléant à l’Assemblée nationale de l’ancien premier ministre, est également poursuivi pour détournement de fonds publics.

Penelope Fillon, la femme de l’ex-député Les Républicains est poursuivie pour complicité et recel de détournement de fonds publics.

Concernant le couple, ce renvoi devant la justice est également pour recel d’abus de biens sociaux et recel.

Les trois prévenus encourent une peine de dix années de prison, une amende d’un montant de 150 000 euros et l’inéligibilité.

François Fillon avait déclaré : « Penelope a été ma première et plus importante collaboratrice ».

Son avocat Pierre Cornut-Gentille a expliqué : « elle était le lien avec les électeurs de la circonscription », regrettant le manque de connaissance des magistrats sur « la nature particulière de l’emploi d’assistant parlementaire ».

Après deux années d’enquête, les juges d’instruction sont convaincus que l’emploi de Penelope n’était que « fictif », « tous ses faits et gestes » sont de l’ordre de « l’activité quotidienne d’une épouse et mère de famille ».

Les magistrats ont également expliqué : « les différents témoignages cités ne démontrent pas la réalité du travail d’assistant parlementaire pour lequel Penelope Fillon a été rémunérée pendant des années ».

Elle-même avait déclaré au Sunday Telegraph : « je n’ai jamais été son assistante ou quoi que ce soit de ce genre-là ».

Son rôle est encore moins précis aux côtés du suppléant de son mari, Marc Joulaud : « dans ces conditions, il apparaît clairement que l’emploi de Penelope Fillon n’était rien d’autre que la contrepartie à la place de suppléant offerte par François Fillon à son ancien collaborateur et un biais pour François et Penelope Fillon d’augmenter leurs revenus », ont expliqué les juges d’instruction dans leur ordonnance.

Les investigations ont été réalisées sur une période de vingt ans environ, et l’argent détourné par le couple Fillon est estimé à près de 650 000 euros.

Ce jugement concerne aussi le poste de « complaisance » de Penelope Fillon à la « Revue des deux mondes » et un prêt accordé par Marc Ladreit de Lacharrière pour un montant de 50 000 euros au couple Fillon pour des travaux de rénovation.

Pour ce prêt, François Fillon devra répondre du chef de « manquement aux obligations de déclarations à la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP).

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