Lundi 13 juillet, le parquet de Bordeaux (Gironde) a annoncé l’arrestation d’une « des dix cibles prioritaires mondiales » pour des affaires de pédocriminalité.

Cette arrestation intervient après plusieurs années d’enquête par les services de police, aussi bien français qu’internationaux, notamment Europol et l’Office central pour les répressions des violences aux personnes (OCRVP).

Ces deux services de police sont spécialisés dans la lutte contre la pédopornographie.

L’annonce de cette arrestation a été faite dans un communiqué de Frédérique Porterie, la procureure de la République de Bordeaux.

L’homme arrêté est âgé de 40 ans, il s’agit d’une personne mariée et qui a des enfants.

Depuis 2014, le suspect était actif sur le dark Net, ce réseau qui échappe à tout contrôle et qui est accessible au moyen de réseaux anonymes spécifiques.

Malgré plusieurs pseudonymes et une communication en langue étrangère, les services de l’OCRVP avaient repéré les activités de l’homme accusé de pédocriminalité.

Les enquêteurs l’ont identifié comme étant l’administrateur de plateformes numériques qui contiennent des vidéos et des photographies à caractère pédopornographiques que les internautes postent et s’échangent.

En plus d’être l’administrateur, le suspect est aussi accusé de réaliser des contenus qu’il mettait en ligne.

Cependant, « tout est intraçable sur le dark net, il est donc très difficile de procéder à l’identification précise des personnes qui l’utilisent », selon les précisions du commissaire divisionnaire et chef de l’OCRVP, Éric Bérot.

Pour établir le contact avec le suspect, la police a dû procéder une cyberinfiltration afin d’établir un contact et pouvoir l’identifier.

Le 7 juillet, l’homme en question a été interpellé dans la périphérie de Bordeaux.

Cette personne, au profil « classique » et « insoupçonnable », n’était pas connu des services de police.

Pendant la garde à vue, le suspect a reconnu les faits.

Le 9 juillet, il a été mis en examen et placé en détention provisoire, il est poursuivi pour « agressions sexuelles incestueuses sur un mineur de 15 ans par un ascendant », « viols incestueux sur un mineur par un ascendant », « détention et enregistrement de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique » et « diffusion en bande organisée de l’image d’un mineur présentant un caractère pornographique en utilisant un réseau de communication électronique ».

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