Vendredi 14 août, le tribunal correctionnel de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a condamné un individu qui a passé une nuit alcoolisé et armé dans la commune du Blanc-Mesnil.

L’homme de 32 ans, Adrien S., était poursuivi pour violences volontaires, menaces de mort, mais aussi pour acquisition, détention et transport d’armes de catégorie A et B.

Le prévenu a écopé d’une peine de trois ans de prison dont dix-huit mois avec sursis pour les faits en question.

Dans la nuit du 18 au 19 juillet dernier, l’individu, contrôleur technique, a passé des heures à errer dans la zone industrielle de la commune de Seine-Saint-Denis armé d’un sabre et d’un fusil semi-automatique, le tout sous l’influence de l’alcool.

Alexandra Vaillant, présidente de la 17ème chambre du tribunal a déclaré à l’adresse d’Adrien S. : « on va essayer de comprendre ce qu’il s’est passé dans votre esprit ».

Il est environ 22 heures en ce 18 juillet quand l’individu quitte son domicile après une journée de travail pour se rendre dans un bar qu’il fréquente régulièrement à Drancy.

Alors qu’il se déplace en gyropode, Adrien S. est muni d’un sabre et affublé d’un treillis militaire.

Un groupe d’Albanais, déjà croisé dans le cadre de son travail, ne manque pas d’ironiser sur l’accoutrement et le sabre du contrôleur technique, qui aurait même été giflé par l’un d’entre eux.

Cette tension serait à l’origine de cette nuit où se mêle alcool et armes.

Après une heure au bar, Adrien S. décide de regagner son domicile, où il va continuer à s’alcooliser.

Vient ensuite cette « réaction d’orgueil » qui pousse le prévenu à retourner sur place pour réclamer des excuses aux Albanais, qui ont déjà quitté les lieux.

Adrien S. parvient à trouver une piste via les réseaux sociaux, qui l’amène à l’Eden’s Garden, un lieu de fête à proximité.

Ainsi, l’individu passera toute la nuit à ruminer sa colère autour des lieux, jusqu’à 7 heures du matin, quand il revient sur place avec un fusil semi-automatique chargé.

Alors que l’acquisition et la détention de ce type d’arme est interdit, il tentera de justifier son excursion nocturne : il voulait « intimider » les Albanais…

Un vigile a expliqué avoir été menacé par l’homme armé.

Avec ses collègues, ils parviendront à maitriser l’individu en attendant les forces de l’ordre.

Au cours de l’enquête qui suit cette nuit, les policiers mettront la main sur plusieurs armes au domicile du suspect.

Madame Kern, la substitut du procureur de la République, s’est interrogé : « on a des armes détenues dans un domicile avec un enfant en bas âge, une femme enceinte, et aucune précaution prise pour les conserver dans des conditions légales. On est dans un film. Qui fait ça ? ».

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