Jeudi 13 août, le tribunal de Béziers dans l’Hérault a condamné Michel Bousquet, un ex-élu de la municipalité, pour des injures à caractère raciste à l’encontre de Laetitia Avia, une députée La République en marche (LRM).

Alors qu’il ne s’est pas présenté au tribunal, l’individu a été condamné à une peine de quatre mois de prison avec sursis.

L’homme de 68 ans devra également payer 4 000 euros au titre de dommages et intérêts à la victime, 750 euros de frais de justice et 2 000 euros de dommages et intérêts aux deux associations qui s’étaient constituées partie civile.

Il s’agit de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) et SOS-Racisme.

Alors que l’ancien élu municipal sur la liste de Robert Ménard et soutenu par le parti d’extrême droite le Rassemblement national (RN) était poursuivi pour « injures publiques envers une personne à raison de son origine ou de son appartenance à une ethnie ou une race », il est tenu de faire publier à sa charge le jugement dans deux journaux quotidiens, un national et un régional.

Toujours à ses frais, Michel Bousquet devra effectuer un stage de citoyenneté.

Pour ce délit, l’ex-élu encourait une peine d’un an de prison et une amende d’un montant de 45 000 euros.

Au cours de l’audience du 16 juillet dernier, la représentante du parquet Maryline Martinet avait requis quatre mois de prison avec sursis pour des propos « publics et racistes » tenus par le prévenu.

Face au tribunal, Michel Bousquet a tenté de justifier ses propos : « j’ai été maladroit, c’est certain. Ce sont des propos indignes et je regrette. Mais quand je l’ai écrit, je vivais une phase difficile de ma vie. Je sortais d’une anesthésie. Je n’ai fait que répondre à une amie. Mon intention n’était pas de m’attaquer à sa couleur, mais à son texte de loi ».

Son avocate, Me Orlane Garret-Flaudy, avait demandé au tribunal de « l’indulgence » et dénoncé une « surmédiatisation » du dossier.

Elle avait aussi contesté, en vain, le caractère public de l’injure.

Le 14 mais dernier, le prévenu avait publié un message nauséabond sur le réseau social Facebook dans lequel il s’en prend violemment à Laetitia Avia, dont la famille est originaire du Togo.

Suite à cette publication, une enquête avait été ouverte et le procureur de la République de Béziers avait précisé que le « langage vulgaire » utilisé par l’ex-élu, en référence à la couleur de peau de la députée, pouvait être qualifié d’injures publiques « portant sur l’origine ou l’appartenance à une ethnie ou une race ».

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