Mardi 11 août, le magnat des médias de Hongkong Jimmy Lai a été libéré après son arrestation la veille.

Lundi, le septuagénaire avait été arrêté par les forces de l’ordre au cours d’une opération au nom de la loi sécuritaire mis en place par les autorités chinoises.

Selon un journaliste de l’Agence France-Presse (AFP), Jimmy Lai est ressorti libre d’un commissariat à minuit heure locale, entouré de partisans venus partager cette victoire.

Mercredi, le patron de presse appelait les journalistes à « se battre » depuis le bureau de rédaction de l’Apple Daily, un tabloïd prodémocrate très populaire dans l’ancienne colonie britannique.

Il a également déclaré : « nous avons le soutien des habitants de Hongkong, nous ne pouvons pas les laisser tomber ».

Son discours était diffusé en direct sur les réseaux sociaux.

Un restaurateur interrogé par un journaliste de l’AFP a expliqué : « comme le gouvernement ne veut pas que l’Apple Daily survive, nous autres, Hongkongais, devons le sauver nous-mêmes », garantissant à l’AFP avoir acheté une cinquantaine d’exemplaires afin de les distribuer gratuitement à sa clientèle.

Le tabloïd avait prévu : pas moins de 550 000 exemplaires ont été tiré contre 70 000 en période normale.

Le titre de l’édition du mardi était clair : « nous nous battrons » en une, sur fond d’une photo de Jimmy Lai escorté par la police.

Aussi, le cours de l’action en bourse de son groupe média a connu une envolée spectaculaire mardi, passant de 0,09 dollars hongkongkais (HKD) en fin de semaine dernière, à 1,95 HKD ce mardi.

Une autre habitante a regretté : « la police combat désormais de façon ouverte la liberté de la presse. Je suis très en colère ».

Au cours de l’opération au nom de la loi sécuritaire pendant laquelle Jimmy Lai a été arrêté, neuf autres personnes étaient visées par les autorités, qui ciblent les opposants prodémocratie.

Parmi les mis en cause, deux de ses enfants, mais aussi Agnes Chow, connue pour ses opinions prodémocratie.

Libérée sous caution, la jeune militante de 23 ans a déclaré devant la presse : « je demande instamment aux autorités de cesser ces poursuites politiques ridicules ».

Depuis la fin du mois de juin, la nouvelle loi sécuritaire donne plus de pouvoir des autorités locales, afin de réprimer quatre types de crimes contre la sécurité de l’État : la collusion avec les forces extérieures, le séparatisme, la subversion et le terrorisme.

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