Mercredi 2 septembre, l’arrêté préfectoral permettant d’éliminer 1 430 renards d’ici 2021 est à nouveau devant la justice.

Ce jour, le tribunal administratif de Rouen (Seine-Maritime) doit examiner les deux requêtes déposées en référé par trois associations engagées dans la protection de la nature.

Jean-Michel Gantier, administrateur auprès de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) de Normandie, a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) : « on demande sensiblement la même chose, et le risque est grand de perdre à nouveau ».

Le 20 août dernier, Patrick Mine, le juge des référés du même tribunal administratif avait déjà rejeté un recours qui avait été déposé par l’association One Voice.

Il avait justifié cette décision car « le renard voit sa population croître dans le département de la Seine-Maritime dans une proportion significative ».

Le magistrat a aussi précisé : « la protection de la santé humaine et animale, la préservation de la faune telle que le petit gibier, et ce, alors même que ce gibier serait également chassé par l’homme, et la prévention des dommages aux élevages (…) constituent autant d’intérêts publics dont l’existence est suffisamment justifiée au cas présent ».

Les trois associations requérantes ne reconnaissent pas cette hausse du nombre de renards au niveau local, et affirment que « l’arrêté ici contesté repose sur des allégations de risques sanitaires qui ne sont pas démontrées ni caractérisées. Son auteur a en cela commis une erreur manifeste d’appréciation de nature à justifier son annulation ».

Alexandre Herment, à la tête du service environnement de la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM), avait évoqué, pendant l’audience du mois d’août, des « cas de gales sarcoptiques rapportés de façon assez significative dans le département », mais aussi des « renards ont été retrouvés dans un très mauvais état sanitaire ».

Cette affaire des 1 430 renards a provoqué l’indignation mais l’arrêté préfectoral est tout de même soutenu : la consultation publique du mois de juin dernier avait recueilli 832 avis favorables et 2 468 personnes s’étaient prononcées contre l’autorisation d’éliminer autant d’animaux.

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