Lionel Messi et son père doivent comparaître en justice courant septembre pour fraude fiscale. D'après le quotidien espagnol El Mundo, la vedette du club de football de Barcelone (FCB) a versé 5 millions d'euros au fisc espagnol.

5 millions pour éviter une condamnation

 

Lionel Messi et son père, Jorge Messi, sont accusés de fraudes fiscales entre 2007 et 2009. Un des juges d'instruction de Gavà, près de Barcelone, a indiqué que Jorge Messi a déposé le 14 août auprès du tribunal la somme de 5 016 542,27 €. Cette somme couvre plus de quatre millions d'euros non payés, auxquels s'ajoutent les intérêts.

Ce versement vise à éviter une condamnation pénale. En effet, pour la justice espagnole, tout accusé de fraude fiscale dispose d'un délai de deux mois pour rembourser leur dette vis-à-vis du fisc. Ayant été mis en examen fin juin, Lionel Messi et son père ont bien respecté ce délai ; le juge les a donc exempté du paiement d'une caution.

Une fraude fiscale complexe et opaque

Jusqu'alors, l'Argentin et son père niaient tenacement les accusations pesant sur eux, affirmant avoir toujours remplie leurs obligations fiscales sans la moindre infraction. La procureure décrivait cependant un montage permettant d'échapper au fisc « en toute opacité ».

La fraude présumée consisterait à simuler une cession des droits à l'image du footballeur à des sociétés-écrans installées dans des paradis fiscaux. En outre, le champion, quadruple Ballon d'or, aurait avec son père signé des contrats pour des prestations de service avec des sociétés implantées notamment en Suisse et au Royaume-Uni, juridictions connues pour leurs avantages fiscaux.

15 millions, et toujours un risque de condamnation

 

Au versement des 5 millions d'euros s'ajoutent 10 millions d'euros, versés en juin au titre des déclarations complémentaires de l'impôt sur les personnes physiques. Cela correspond aux exercices fiscaux de 2010 et 2011, sur lesquels la justice espagnole menait également des investigations.

Malgré la somme déjà versée au fisc, Lionel Messi et son père ne sont pas encore libérés de toute poursuite. Leur comparution prévue le 17 septembre n'a pas été annulée, mais simplement reportée. Les Argentins risquent toujours une condamnation pénale et une forte amende pour avoir fraudé le fisc espagnol.