Le tribunal correctionnel de Nanterre a condamné ce jeudi 13 décembre le maire UMP de Sannois dans le Val d’Oise, Yanick Paternotte, à quinze mois de prison avec sursis, 10 000 euros d’amendes et 2 ans d’inéligibilité pour abus de faiblesse.

Cet élu, président de la commission de recours de l’UMP, qui a notamment participé à l’apaisement du conflit Copé-Fillon, aurait reçu, en 2004, 210 000 euros de manière suspecte de la part de Lucienne Kielar, femme de 91 ans.

Il a été poursuivi pour abus de faiblesse avec sa femme, Sylvie, qui a été relaxée. Le notaire du couple, Me Planchon, qui aurait réalisé la transaction, a lui aussi été poursuivi et, pour sa part, condamné à un an de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende pour complicité.

Les deux condamnés, l’élu UMP Mr Paternotte et Me Planchon, ont eut un comportement « indigne » selon la procureure, Alexandra Boudet. La vieille dame, Lucienne Kielar, était dans un état de faiblesse avéré lors de la signature de l’acte. Yanick Paternotte ayant « utilisé son statut de maire » afin de profiter de la vulnérabilité de la vieille femme, il était important pour la procureure qu’il soit inéligible pendant au moins deux ans.

Selon la défense, l’état de vulnérabilité de Mme Kielar ne serait apparu qu’après la signature de l’acte, elle aurait donc été en pleine conscience de ses actes lorsqu’elle a signé cet acte de 210 000 euros. L’élu UMP fera appel et ne compte apparemment pas démissionner de sa mairie.