Mardi 19 juin, Marine Le Pen a été déboutée par le Tribunal de l’Union européenne dans le cadre de l’affaire de l’emploi d’assistant parlementaire.

Avec cette décision, la présidente du Rassemblement national (RN) se voit obliger de rembourser environ 300 000 euros au Parlement européen.

Le tribunal a justifié cet arrêt car l’accusée « n’a pas été en mesure de démontrer que son assistante assurait des tâches effectives pour elle », avant de rajouter que Marine Le Pen « n’a pas fourni de preuve d’une activité quelconque au titre de l’assistance parlementaire, ce qu’elle a d’ailleurs reconnu lors de l’audience ».

Mme Le Pen avait demandé l’annulation de l’arrêt pris 2016 par le Parlement, qui obligeait déjà la dirigeante du parti d’extrême droite français à verser cette somme.

Le montant de 300 000 euros est lié à l’emploi d’assistante parlementaire de Catherine Griset, pour la période de 2010 à 2016.

Dans un communiqué de presse, le RN a commenté cet arrêt : « quand on ne dépose pas de preuves, le Tribunal de l’Union européenne dit qu’il n’y a pas de travail parlementaire. Lorsqu’on dépose des preuves, il les déclare irrecevables dans la forme. Désormais, lorsqu’on les dépose dans les formes, il les déclare tardives ».

La présidente du RN dispose de deux mois pour saisir la Cour de justice de l’Union européenne, « en raison des violations caractérisées des droits de la défense, le pourvoi sera formé incessamment ».

En 2016, l’Office de lutte antifraude (OLAF) de l’UE avait épinglé six eurodéputés du parti dirigé par Mme Le Pen, dont elle-même et son père Jean-Marie Le Pen, pour des soupçons d’assistants « fictifs ».

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