Le scandale des prothèses PIP ne semble pas avoir dit son dernier mot. Alors que le procès français de Jean-Claude Mas commencera le mois prochain à Marseille et qu’une plainte a été déposée en Allemagne, l’affaire dépasse les limites de l’Europe et touche désormais l’Australie.

Les prothèses PIP avaient fait l’objet d’une affaire très médiatisée. Prothèses mammaires bon marché, leur taux de rupture était bien au-dessus de la moyenne et les risques sanitaires étaient très élevés. Au final, Jean-Claude Mas a été mis en examen dans cette affaire tandis que sa clinique a été fermée.

Un millier de femmes ont porté plainte en Australie contre la société distributrice des implants fabriqués par la société française Poly Implant Prothèse (PIP) mais la plainte s’est révélée caduque à cause de l’assurance. Medical Vision Australia ne peut pas être poursuivie en justice n’étant pas responsable des prothèses.

Mais les avocats seraient en train de chercher d’autres responsables afin que les personne ayant reçu ces implants dangereux puissent être dédommagées.

Pour le sénateur Nick Xenophon le niveau bas d’assurance et de responsabilité de la société Medical Vision Australia est incompréhensible vue l’activité de distribution pharmaceutique.

« Cette société française a fait banqueroute, son PDG a été arrêté. La compagnie australienne est en liquidation et nous découvrons aujourd’hui qu’elle n’avait pas une police d’assurance suffisante pour dédommager ces femmes » a mis en évidence le sénateur avant de continuer :

« Vous ne pouvez pas pratiquer de médecine sans assurance en Australie, alors comment se fait-il que les prothèses implantées dans nos corps ne nécessitent pas d’assurance pour protéger les consommateurs ? »
Les prothèses PIP ont été retirées du marché australien en 2010, dès que les autorités françaises ont commencé à suspecter de leur efficacité.