Le procès du médecin Eufemiano Fuentes, à la tête d'un vaste réseau de dopage sur la base de transfusions sanguines, prend fin ce mardi 30 avril au tribunal de Madrid.

Ce 30 avril marque la fin d'un procès hors norme : celui du médecin espagnol Eufemiano Fuentes, jugé pour le développement d'un réseau de dopage démantelé en 2006 et passible d'une condamnation de deux ans de prison  pour «trafic de médicaments détériorés ou périmés » et « délit de la santé publique ».

Trois autres prévenus, Yolanda, sa sœur et médecin, Manolo Saiz, directeur sportif d'équipes de cyclistes et Ignacio Labarta, préparateur physique, encourent la même peine de prison. De 2001 à 2007, ils ont constitué une banque de sang de 200 poches et ont pratiqué des transfusions sanguines à leurs nombreux clients.

La liste des noms des clients n'a pas été exigée par la magistrate Julia Patricia Santamaria, l'aide au dopage n'étant pas reconnue comme étant un délit en Espagne au moment des faits. Seul le chef d'accusation de « délit de santé publique » a été retenu par la juge, au grand dam des journalistes désireux de connaître l'identité de ces athlètes, ces boxeurs ou encore ces footballeurs ayant eu recours aux services de Fuentes.

La dernière étape consistera à accorder à l'Agence mondiale antidopage et les autres parties civiles, l'accès à la banque de sang pour identifier d'autres clients.