Mardi 20 octobre, la grève des avocats s’intensifie. Selon le Conseil national des barreaux (CNB), 141 ont répondu présent sur les 164 barreaux et le CNB promet que le mouvement pourrait prendre davantage d’ampleur, avec notamment la menace de faire voter une grève générale et sans limite dès vendredi, sur l’ensemble du territoire. 

Ce mouvement a débuté lundi 19 octobre, pour signifier clairement leur désaccord concernant surtout le point du financement de l’aide juridictionnelle. En effet, l’Assemblée nationale a voté le projet de financement de l’aide juridictionnelle 15 octobre, en dépit du mouvement social naissant. Ce qui pose problème, c’est l’augmentation de la participation financière des barreaux pour ce service ainsi que la rémunération des avocats.

L’aide juridictionnelle est un service qui permet aux personnes n’ayant pas ou peu de revenus de pouvoir être assistées d’un avocat commis d’office pour en assurer la défense devant le tribunal. La réforme engagée par la garde des sceaux, Christiane Taubira prévoit entre autre, un changement du barème des rémunérations pour les actes, une augmentation de la participation des barreaux au financement et aussi une hausse du plafond de revenus pour les justiciables qui en bénéficient (cette augmentation devrait permettre à cent mille personnes de prétendre à cette aide).

La participation des avocats est déjà, selon eux-mêmes, très importante, en temps de travail, en frais réels des cabinets et même en termes de financement de l’aide par les barreaux.

L’automne est mal engagé pour Mme Taubira. Entre les policiers, les avocats et le personnel de l’administration pénitentiaire qui prépare un mouvement social pour le 22, les grèves se suivent et les revendications se ressemblent, elles traduisent un vrai ras-le-bol.

 

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