Mercredi 12 juillet, l’ancien président Lula a été condamné à une peine de neuf ans et demi de prison pour corruption dans le cadre du scandale « lavo jato » (lavage express) qui paralyse la vie politique du pays depuis plusieurs années, avec notamment la destitution de Dilma Roussef en 2016.

Dans toute l’histoire du Brésil, c’est la première fois qu’un ancien chef d’Etat écope d’une condamnation.

Luis Inacio Lula da Silva a été reconnu coupable de corruption.

En remerciement de l’attribution de contrats entre Petrobas, une compagnie d’Etat, et OAS, une société d’ingéniérie, l’homme âgé de 71 ans aujourd’hui, a perçu 3,7 millions de reals, soit plus d’un million d’euros.

Lula n’a jamais reconnu les faits, dénonçant une véritable machination. Condamné à neuf ans et demi de prison et à une interdiction de toute fonction publique, le président le plus populaire du pays a annoncé faire appel de cette « farce ».

Cette décision du très médiatique et adulé juge Moro vient contredire les ambitions politiques de cet homme issu de la classe ouvrière. Son projet de se présenter pour les élections présidentielles de 2018 est fortement compromis.

Ce scandale du « lavo jato » met à mal toute la classe politique du pays, avec cette condamnation et la destitution de sa protégée Dilma Roussef, la justice brésilienne démontre son indépendance et sa volonté d’aller jusqu’au bout des procédures.

Le président actuel est également visé par la justice dans le cadre de ce scandale, il risque également la destitution.

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