Mardi 9 juin, Élisabeth Borne, la ministre de la transition écologique, a annoncé que l’État va porter plainte suite à la mort par arme à feu d’un ours dans les Pyrénées.

Pendant une conférence de presse, le procureur de la République de Foix (Ariège), Laurent Dumaine, a déclaré : « il a été manifestement abattu par arme à feu. Tous les moyens sont mis en œuvre pour identifier le ou les auteurs ».

Il a également précisé le motif de l’ouverture de l’enquête : « destruction non autorisée d’une espèce protégée ».

Les faits en question sont passibles d’une peine de trois ans de prison assortie d’une amende d’un montant de 150 000 euros.

L’enquête a été confiée à la brigade des recherches de la gendarmerie de Saint-Girons.

Chantal Mauchet, la préfète de l’Ariège, a expliqué qu’il s’agit d’un ours mâle âgé de quatre à cinq ans, qui pesait entre 150 et 200 kilos.

N’étant pas équipée d’un dispositif de géolocalisation, comme tous les spécimens en provenance de Slovénie, la victime n’a pas pu être clairement identifiée.

L’ours a été retrouvé par les experts de l’Office français de la biodiversité.

À la demande d’éleveurs de brebis locaux, les techniciens étaient en train de constater des prédations après la mort de plusieurs brebis récemment.

Le cadavre était situé à 1 800 mètres d’altitude dans la zone du cirque de Gérac.

La ministre Élisabeth Borne s’est exprimée sur les réseaux sociaux : « l’ours est une espèce protégée, cet acte est illégal et profondément condamnable. (…) L’État va porter plainte ».

Alain Reynes, le directeur de l’association Pays de l’ours, a aussi fait part de son intention de saisir la justice : « personne n’a le droit de supprimer un ours dans les Pyrénées, c’est inconcevable. C’est une espèce protégée », « bien entendu, nous allons également déposer plainte et faire tout ce qui est en notre pouvoir pour retrouver les responsables et les faire condamner ».

Depuis le début de l’année, il s’agit du deuxième ours retrouvé mort dans le massif pyrénéen.

En effet, Cachou, un mâle de cinq ans, avait été retrouvé mort en avril, au niveau du val d’Aran en Espagne.

Selon les chiffres officiels, le nombre d’ours dans les Pyrénées est évalué à une cinquantaine individus.

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