Selon une information du Parisien en date du 3 août, confirmée par une source proche du dossier, le Russe Alexander Vinnik a été remis à la justice française.

L’homme âgé de 40 ans est poursuivi en France pour « association de malfaiteurs en vue de commettre un délit passible de dix ans d’emprisonnement », « extorsion », « blanchiment aggravé » et pour avoir accédé frauduleusement à des systèmes de traitement de données automatisé.

La justice soupçonne également Alexander Vinnik d’être à l’origine du rançongiciel Locky, un logiciel malveillant qui bloque les données de la victime jusqu’au paiement d’une rançon.

Pour la période de 2016 à 2018, le rançongiciel Locky aurait occasionné un préjudice évalué à 135 millions d’euros, les victimes pouvant être aussi bien des entreprises, que des collectivités ou des particuliers.

Pendant l’été 2017, le ressortissant russe avait été arrêté en Grèce dans une station balnéaire alors qu’il était mis en cause par un procureur fédéral américain pour 21 chefs d’inculpation depuis le début de la même année.

Il est accusé d’avoir été à la tête d’une ancienne plates-formes d’échange de crypto-monnaie : BTC-e, qui était parmi les plus importantes plates-formes d’échange de bitcoin à travers le monde.

Dans son acte d’accusation, le procureur américain Brian Stretch avait noté : « grâce aux efforts de M. Vinnik, BTC-e est devenu l’un des principaux moyens par lesquels les cybercriminels à travers le monde blanchissaient les produits de leur activité illicite ».

En outre, le Financial Crimes Enforcement Network (FinCEN) avait prononcé une condamnation civile à l’encontre d’Alexander Vinnik, qui a écopé d’une amende de 12 millions de dollars, tandis que BTC-e avait été condamné à verser une amende d’un montant de 110 millions de dollars.

En Russie, M. Vinnik est mis en cause dans une affaire d’escroquerie minime, et la justice française a bénéficié de la priorité après avoir émis un mandat d’arrêt européen.

Depuis son arrivée sur le territoire national, le suspect a été mis en examen et écroué.

Son avocate, Me Ariane Zimra, a regretté : « au bout de trois mois, le juge d’instruction, après avoir reçu de nouvelles pièces, clôt l’affaire avant même que nous puissions déposer nos observations. Nous n’avons pas pu exercer les droits de la défense ».

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