Mardi 23 mai, le procureur de la République de Paris a requis une peine de dix-huit mois de prison avec sursis, cinq ans d’interdiction d’exercer dans la diplomatie et la confiscation des sommes trouvées sur Boris Boillion, l’ex-ambassadeur, soit près de 400 000 euros.

Au cours des réquisitions, Nicolas Baietto, le procureur de la République de Paris a fait part de ses doutes quant à la sincérité de l’accusé.

Boris Boillon, ambassadeur de France sous la présidence de Nicolas Sarkozy, s’était fait arrêter à la gare du Nord à Paris pendant l’été 2013.

Il était sur le point de prendre le train en direction de Bruxelles pour rejoindre son domicile quand il s’est fait contrôler avec 350 000 euros et 40 000 dollars en argent liquide.

Pour justifier cette somme, l’accusé avait produit un contrat, qui est lui aussi remis en cause dans ce procès.

En effet, il est accusé de faux, usage de faux, défaut de déclaration de transfert d’espèces, blanchiment de fraude fiscale et abus de biens sociaux.

Une peine de dix-huit mois de prison, la confiscation des sommes et l’interdiction d’exercer toute fonction diplomatique ou publique pendant cinq, a été requises contre Boris Boillon.

Les délibérés sont prévus le 7 juillet.

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