Mercredi 16 octobre, la journaliste Hajar Raissouni a été graciée par le roi du Maroc, d’après un communiqué officiel.

Une source proche du dossier a fait savoir à l’Agence France-Presse (AFP) que la reporter âgée de 28 ans devrait être libérée « dans les prochaines heures ».

Son fiancé, le gynécologue, l’anesthésiste et la secrétaire médicale ont également été graciés.

A la fin du mois de septembre dernier, le tribunal de Rabat avait condamné Hajar Raissouni à une peine d’un an de prison ferme pour « relation sexuelle hors mariage » et « avortement illégal ».

Son fiancé avait aussi été condamné à un an de prison ferme, tandis que le gynécologue avait écopé de deux ans ferme.

L’anesthésiste avait été condamné à un an de prison avec sursis, et une peine de huit mois de prison avec sursis avait été prononcée à l’encontre de la secrétaire médicale.

Ces condamnations avaient provoqué de vives réactions au sein du pays mais aussi à l’étranger.

A la fin du mois d’août dernier, Hajar Raissouni avait été interpellée alors qu’elle entrait dans un cabinet médical à Rabat.

Elle avait dénoncé « un examen médical sans son accord », que ses avocats comparaient à de « la torture ».

L’un de ses défenseurs avaient également dénoncé un procès « politique », évoquant des « preuves fabriquées » et des « manquements de la police judiciaire ».

Le parquet a affirmé que son procès n’avait « rien à voir avec sa profession ».

Au Maroc, les relations sexuelles hors mariage et l’avortement, quand la vie de la mère n’est pas en danger, sont passibles d’une peine de deux ans de prison selon le code pénal du royaume.

D’après les chiffres officiels, 73 individus ont été poursuivis au Maroc en 2018 au motif d’avortement.

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