Vendredi 18 octobre, le tribunal correctionnel de Paris a condamné les époux Balkany pour blanchiment de fraude fiscale.

Ainsi, Isabelle Balkany a écopé d’une peine de quatre ans de prison, mais son état de santé la préserve de l’incarcération.

Patrick Balkany, qui n’a pas souhaité quitter sa cellule de la prison de la Santé (Paris) pour l’énoncé du verdict, a été condamné pour le même motif que sa femme, à une peine de cinq ans de prison, assortie d’un mandat de dépôt.

Dans le premier volet de cette affaire, le maire Les Républicains (LR) de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) avait écopé de quatre ans de prison pour fraude fiscale le 13 septembre dernier.

Il avait été placé en détention à l’issue du verdict.

C’est donc Isabelle, première adjointe au maire, qui occupe le poste de son mari.

Pour le second volet de ce dossier, le tribunal a déclaré les époux Balkany coupables d’avoir déposé les fonds provenant de la fraude « sur des compte non déclarés à l’administration fiscale », mais aussi de les avoir utilisés pour « l’acquisition et l’embellissement de biens immobiliers ».

Benjamin Blanchet, le président du tribunal, a justifié « une réponse pénale particulièrement ferme et dissuasive » par le « lourd dommage occasionné à la solidarité nationale », soulignant le caractère des faits en question « d’autant plus intolérable au corps social qu’ils ont été commis par des personnes choisies par le suffrage universel pour incarner l’intérêt général ».

Dans son réquisitoire, le parquet national financier (PNF) avait réclamé une peine de sept ans de prison à l’encontre de Patrick Balkany.

Cependant, le tribunal n’a pas retenu l’infraction de corruption : « il n’a pas pu exister pacte de corruption ».

Les époux Balkany, élus depuis 1983 dans cette commune des Hauts-de-Seine, se sont vu condamnés à dix ans d’inéligibilité, ainsi que la saisie de l’ensemble de leurs biens immobiliers.

Tous les prévenus devront aussi verser solidairement un million d’euros à l’État au titre de dédommagement.

Comme pour le jugement prononcé en septembre, Me Éric Dupond-Moretti, qui défend les époux Balkany, a annoncé faire appel.

Depuis le début de ce feuilleton politico-judiciaire, le maire et son adjointe jouissent d’un large soutien de leurs électeurs.

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