Mercredi 23 octobre, le parquet de Rennes (Ille-et-Vilaine) a annoncé l’ouverture d’une nouvelle information judiciaire visant le groupe Lactalis.

Après l’affaire de rejet de déchets dans l’Isère, la polémique sur le camembert pasteurisé et les soupçons de contamination à la salmonellose, le géant laitier est mis en cause par la justice pour falsification de denrées alimentaires.

En mai 2018, la société Serval, spécialisée dans l’alimentation des chevreaux, agneaux et veaux, avait déposé une plainte avec constitution de partie civile contre le groupe Lactalis.

Philippe Astruc, le procureur de la République, a précisé les motifs de cette plainte, déposée pour « escroquerie, falsification de denrées alimentaires et tromperie sur la nature, l’espèce, les qualités substantielles, la composition ou la teneur en principes utiles de toutes marchandises ».

Le procureur a également expliqué : « aux dires de Serval, la marchandise qui lui est livrée depuis plusieurs années est un lactosérum de mélange et non de vache. En outre, ce produit serait composé de lactosérum et de perméat, sous-produit laitier d’un taux de protéine nul et contenant une faible proportion de matière azotée non protéique, la principale étant l’urée », « cette manipulation permet de comprendre pourquoi le taux de protéine d’un lactosérum de mélange qui aurait dû être de 13 % à 14 % était abaissé à 11 % par l’effet de l’introduction du perméat et, surtout, d’un coût de revient dérisoire permettant à Lactalis de s’assurer une marge très importante ».

Le groupe Lactalis a évoqué un litige « purement commercial », « Serval instrumentalise la justice pénale pour tenter de régler à son profit ».

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