Lundi 4 novembre, la journaliste et éditorialiste Elizabeth Jean Caroll a déposé une plainte à l’encontre du président américain Donald Trump au motif de diffamation.

La célèbre éditorialiste du magazine Elle a déposé cette plainte auprès d’un tribunal de l’État de New York.

Cette procédure fait suite aux accusations publiques qu’elle a formulées au mois de juin dernier, selon lesquelles Donald Trump l’aurait violée dans les années 1990.

Elizabeth Jean Caroll a expliqué avoir été victime d’un viol par le milliardaire dans une cabine d’essayage de la grande surface chic Bergdorf à New York.

Dans sa plainte, l’éditorialiste reprend ces accusations, qu’elle avait révélées dans un livre et dans une interview auparavant.

Elle poursuit Trump pour diffamation, ce dernier ayant affirmé que ces accusations graves sont une pure invention.

Sur les réseaux sociaux, Elizabeth Jean Caroll a expliqué : « j’intente cette action pour toutes les femmes qui ont été harcelées, agressées, réduites au silence, ou limogées ou ridiculisées pour avoir osé parler publiquement. Personne dans ce pays ne devrait être au-dessus de la loi ».

L’accusé a affirmé : « je n’ai jamais rencontré cette personne de ma vie », « elle essaye de vendre un nouveau livre. Cela devrait vous faire comprendre quelles sont ses motivations ».

Ces déclarations du président des États-Unis sont à l’origine de la plainte déposée par la femme âgée aujourd’hui de 75 ans.

Dans sa plainte, qui fait tout de même 27 pages, il est noté : « Trump savait que ces déclarations étaient fausses (…) Après avoir menti sur le fait qu’il ait attaqué, il a entouré ce mensonge d’une série d’autres mensonges pour s’efforcer d’expliquer pourquoi elle inventerait une accusation de viol. Pour cela il a insulté son intégrité, son honnêteté, sa dignité, tout cela dans les médias nationaux ».

Stephanie Grisham, la porte-parole de la Maison Blanche, a rétorqué : « vous voulez dire que Mme Caroll assigne le président en justice parce qu’il s’’est défendu de fausses accusations ? J’imagine que son livre n’a rien rapporté, et qu’elle essaie de récupérer de l’argent autrement ».

Face à plusieurs journalistes, elle a ensuite affirmé : « la plainte est sans fondement et l’histoire est une supercherie, comme son auteure ».

La plaignante a expliqué avoir attendu plus de vingt ans avant de révéler cette affaire par crainte que le violeur présumé ne « ruine sa vie et sa carrière ».

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