Mercredi 22 janvier, Christelle Ratignier-Carbonneil, la directrice générale adjointe de l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a annoncé le début de l’expérimentation du cannabis thérapeutique dès le mois de septembre prochain.

Cette annonce a été faite dans le cadre des premières auditions de la mission d’information parlementaire sur le cannabis lancée à l’Assemblée nationale.

Cette expérimentation concerne trois-mille patients atteints de maladies graves.

Cependant, le délai étant bref, « septembre, c’est demain, c’est très proche », a expliqué la directrice adjointe de l’agence, l’ANSM pourrait « avoir recours à des producteurs étrangers » pour s’approvisionner.

En effet, la loi ne permet pas de faire pousser des plants de cannabis dont le taux de THC (un des principes actifs) est supérieur à 0,2 %.

Mme Ratignier-Carbonneil a quand même précisé que « si un producteur national est en capacité de répondre aux critères (…), il pourra être retenu ».

Elle a également fait part de réflexions entre les ministères de la santé et de l’agriculture afin de mettre en place une production hexagonale, « notre seul objectif reste la qualité des produits qui doivent être mis à la disposition des patients ».

Le groupe coopératif agricole InVivo a déjà déposé une demande auprès de l’agence du médicament.

En octobre, les députés ont validé cette expérimentation du cannabis thérapeutique.

Elle s’adresse à 3 000 patients atteints de pathologies sévères : scléroses en plaques, épilepsie ou encore des douleurs neuropathiques.

Prescrit uniquement « en dernière intention », le cannabis thérapeutique serait consommé sous forme d’huile ou de fleurs séchées.

La voie d’administration par fumée n’a pas été retenue pour une raison évidente : les effets négatifs de la combustion.

Les bénéficiaires n’auront pas de frais, ce cannabis sera prescrit gratuitement.

Pour se fournir, ils devront dans un premier temps passer par la pharmacie d’un hôpital avant de se fournir en pharmacie de ville.

Plusieurs établissements de santé de référence pour les pathologies en question seront concernés par cette expérimentation.

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