Selon une information de l’Agence France-Presse (AFP) en date du 4 février, le Rassemblement national (RN), parti d’extrême droite dirigé par Marine Le Pen, est mis en cause par la justice russe.

Les documents consultés par l’AFP évoquent un prêt de plus de neuf millions d’euros contacté par le Rassemblement national en 2014, et qui n’est pas encore remboursé.

L’obtention de ce prêt avait suscité des soupçons de connivence entre le parti d’extrême droite et les autorités russes, le tout sur fond de crise ukrainienne, dont les sanctions mises en place par l’Union européenne et les États-Unis avaient été vivement critiquées par le Rassemblement national.

Les documents, mis en ligne sur le site de la Cour d’arbitrage de Moscou, attestent d’une plainte déposée par la société Aviazapchast pour le « recouvrement d’un crédit » le 10 décembre dernier à l’encontre du RN.

Le site annonce également que le parti politique français est informé de cette procédure depuis le 25 décembre.

La première instance d’étude de ce dossier d’endettement est prévue pour le 2 juin prochain.

Aviazapchast est une société spécialisée dans le commerce de pièces détachées aéronautiques qui est dirigée par d’anciens militaires russes.

Leurs principaux clients sont certains pays africains et asiatiques, mais une activité de vente de métaux concerne la Syrie et l’industrie aérospatiale indienne.

La banque à l’origine du prêt, la Fisrt Czech-Russian Bank (FCBR) a été mise sous tutelle et l’emprunt du parti politique français a été cédée à Conti, une entreprise de location de voiture.

La FCBR a ensuite définitivement fermé au cours du mois de juillet 2016, la société Aviazapchast avait donc racheté la créance.

Wallerand de Saint-Just, le trésorier du Rassemblement national, a déclaré entretenir « de bonnes relations » avec la société russe.

Il a également précisé « nous sommes en train de la rembourser » et que le créancier n’a « aucun intérêt à poursuivre dans cette voie puisqu’il voit qu’on le rembourse ».

Wallerand de Saint-Just a aussi fait part de « pertes cumulées importantes » en plus d’être endetté.

En effet, le parti politique de Marine Le Pen connait des déboires financiers importants depuis quelques années.

En outre des dettes importantes, la Société générale avait clôturé tous les comptes du RN sans la moindre explication en 2017.

Depuis la loi de septembre de cette même année, les partis politiques français n’ont plus la possibilité d’emprunter auprès d’un État ou d’une banque non européenne.

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