Lundi 10 février, la cour d’appel de Paris a confirmé la condamnation du vice-président de Guinée équatoriale, Teodorin Obiang, dans l’affaire des « biens mal acquis ».

Cette condamnation de la cour d’appel est plus sévère que celle prononcée en première instance.

En effet, le fils du président Teodoro Obiang Nguema a écopé d’une peine de trois ans de prison avec sursis, comme en première instance, ainsi qu’une amende d’un montant de 30 millions d’euros, cette fois sans sursis.

En décembre dernier, le parquet général avait requis une peine de quatre ans de prison avec mandat d’arrêt, assortie d’une amende d’un montant de 30 millions d’euros et la confiscation des biens saisis à l’encontre de Teodorin Obiang.

L’homme de 50 ans a été déclaré coupable de « blanchiment d’abus de confiance », « blanchiment de détournement de fonds publics » et « blanchiment d’abus de biens sociaux ».

Le prévenu a été relaxé du chef de blanchiment de corruption.

Aussi, la saisie de l’ensemble des biens immobiliers a été confirmée en appel.

Cependant, le cas d’un hôtel particulier, situé avenue Foch dans les beaux quartiers parisiens, est en cours d’instruction devant la Cour internationale de justice (CIJ).

Tout comme pour le jugement en première instance en 2017, Teodoro Obiang ne s’est pas présenté face à la justice hexagonale.

L’avocat Emmanuel Marsigny a annoncé le pourvoi en cassation, l’ensemble des avocats du prévenu ne reconnaissant pas la légitimité de la justice française.

À l’origine de cette affaire, une plainte avait été déposée par deux associations, Transparency International et Sherpa.

Les investigations avaient dévoilé un patrimoine important acquis en France par l’ancien ministre guinéen, alors que la moitié des habitants de Guinée équatoriale vivent sous le seuil de pauvreté.

Concernant la procédure en cours devant la CIJ, des audiences à La Haye devraient se dérouler du 17 au 21 février.

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