Vendredi 6 mars, un médecin anesthésiste a été suspendu par la direction de l’hôpital de Jonzac (Charente- Maritime) dans le cadre de l’affaire Le Scouarnec.

  1. Le Scouarnec, âgé de 69 ans, est accusé de viol et agressions sexuelles sur six mineurs, dont deux membres de sa propre famille.

L’ex-chirurgien comparaîtra du 13 au 17 mars prochain devant la Cour d’assises de la Charente-Maritime.

L’anesthésiste, âgé de 65 ans, avait déjà été condamné en 2008 au motif de « détention et diffusion d’images pédopornographiques ».

Il avait écopé d’une peine de de trois mois de prison avec sursis pour les faits en question.

Une plainte devrait être déposée à son encontre par le Conseil national de l’ordre des médecins.

Pour les enquêteurs de la gendarmerie de Jonzac, en charge des investigations, il est question de vérifier quels sont les liens entre les deux médecins et s’il existait un pacte de silence.

En effet, les deux praticiens ont exercé dans le même établissement entre 2011 et 2017.

  1. Le Scouarnec a été arrêté en mai 2017 suite à la plainte d’une fillette de 6 ans.

Pendant les interrogatoires qui ont suivi cette arrestation, le chef du service d’anesthésie de l’hôpital de Jonzac avait déclaré : « les faits sont là, je suis surpris, je n’imaginais pas ça de lui ».

Il avait également expliqué aux gendarmes que M. Le Scouarnec était « une personne normale, bon praticien, bon contact avec les patients et les familles (…). C’est quelqu’un de discret, qui générait la bonne humeur en salle ».

Cependant, l’anesthésiste avait caché ses antécédents judiciaires quand les enquêteurs lui avaient demandé s’il était connu des services.

Il avait tenté justifier ce mensonge : « pour moi, c’est terminé, cette histoire. Vis-à-vis du témoignage du docteur Le Scouarnec, j’avais peur que ma parole soit mise en doute à cause de mon passé. C’est éteint, cette histoire ».

Les deux protagonistes ont été en contact téléphoniques à plusieurs reprises au cours de l’année 2017, « toujours pour des raisons de service », selon le mis en cause.

Dans l’affaire Le Scouarnec, pas moins de 349 patients seraient concernés par des actes relevant de la pédophilie.

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