Mardi 2 juin, le tribunal de Paris a condamné l’ex-homme d’affaires Pierre Botton à une peine de cinq ans de prison ferme pour abus de bien sociaux.

Cette peine est assortie d’une amende d’un montant de 150 000 euros ainsi que d’une interdiction définitive de diriger une association ou une société.

Il était accusé d’avoir détourné des fonds d’une association de lutte contre la récidive qu’il dirigeait.

L’homme de 65 ans était poursuivi pour « blanchiment de fraude fiscal en récidive », « abus de pouvoir », « « abus de confiance », « faux et usage de faux » et « escroquerie ».

Le président du tribunal a expliqué que l’accusé a « gravement porté atteinte à l’ordre public, économique et privé l’État de la perception de sommes importantes ».

Anne-Valérie Noir, son ex-compagne et présidente de l’association en question, a été condamnée à une peine de quinze mois de prison avec sursis.

Au début du mois de mars dernier, le parquet avait requis une peine de quatre années de prison ferme à l’encontre de Pierre Botton et un an de prison avec sursis contre son ex-femme.

Au cours de son réquisitoire, Julien Goldszlagier, le procureur de la République, avait évoqué une « litanie d’infractions » ayant pour unique but « d’assurer son train de vie » à Pierre Botton, « quand un mécène donnait pour l’association, il donnait entre un quart et un tiers pour M. Botton directement ».

Pour finir, le procureur a rappelé que l’accusé était encore redevable en 2018 de 3,6 millions d’euros auprès de l’administration fiscale.

En 1996, ce dernier avait déjà été condamné à une peine de cinq ans de prison dont dix-huit mois avec sursis, au motif d’abus de biens sociaux, il avait passé vingt mois derrière les barreaux.

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