Lundi 8 juin, s’ouvre le procès de l’ancien numéro un de la Fédération internationale d’athlétisme (IAAF) Lamine Diack dans une affaire de dopage.

Six jours d’audiences sont prévus devant la 32ème chambre correctionnelle du tribunal de Paris.

Les débats devraient s’orienter sur des soupçons de « blanchiment en bande organisée », « abus de confiance » et « corruption ».

L’homme de 87 ans est accusé d’avoir mis en place « une véritable organisation criminelle », selon le Parquet national financier, autour de cas de dopage dans la fédération russe au début des années 2010.

Cette période correspond à la mise en place des passeports biologiques pour les athlètes de haut niveau, qui permettent de détecter des pratiques suspectes.

C’est l’Agence mondiale antidopage (AMA) qui a saisi la justice alors que Lamine Diack était déjà soupçonné de corruption.

Arrêté en France à l’automne 2015, le prévenu encourt une peine de dix ans de prison pour les faits en question.

Les juges en charge du dossier ont estimé à plus de trois millions d’euros le montant des pots-de-vin perçus par Lamine Diack.

En échange, il avait étouffé des cas de dopage dans l’équipe russe.

L’accusé a reconnu une graduation des sanctions permettant aux sportifs russes de participer à des manifestations de premier plan comme les Jeux olympiques de 2012.

L’enjeu final étant les droits de diffusion pour les télévisions et les sponsors des Championnat du monde d’athlétisme de l’été 2013 dans la capitale russe.

En outre, la justice s’intéresse à des contrats de sponsoring qui aurait permis à Lamine Diack de détourner de l’argent à la IAAF pendant sa présidence.

Les fonds détournés auraient bénéficié à lui-même, mais aussi à son fils et ancien consultant marketing de la fédération, Papa Massata Diack.

Cinq autres individus sont également poursuivis dans cette affaire de dopage et corruption.

Il s’agit notamment de l’ancien entraineur national russe Alexeï Melnikov et de Valentin Balakhnichev, ex-président de la fédération russe.

Les deux hommes, visés par un mandat d’arrêt international, ne devraient pas être présent au tribunal, tout comme Papa Massata Diack.

L’avocat Habib Cissé et Gabriel Dollé, ancien responsable du pôle antidopage de la IAAF, sont aussi poursuivis pour corruption.

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