Lundi 29 juin, le tribunal de Paris a condamné la couple Fillon dans l’affaire des emplois fictifs.

Sur le banc des accusés, l’ancien assistant parlementaire Marc Joulaud a également été reconnu coupable de détournements de fonds publics, complicité et recel.

François Fillon a écopé d’une peine de cinq ans de prison dont trois avec sursis, assortie d’une amende d’un montant de 375 000 euros et dix ans d’inéligibilité.

Cette peine de prison n’est pas aménageable, cependant l’homme de 66 ans restera libre pour l’heure, en l’absence de mandat de dépôt.

Sur son cas, Nathalie Gavarino, présidente du tribunal parisien, a évoqué « son intérêt personnel sur l’intérêt commun » pour « enrichissement personnel », l’ancien premier ministre « a contribué à éroder la confiance » de la population envers la classe politique.

Penelope Fillon, sa femme, a été condamnée à une peine de trois ans de prison avec sursis, assortie d’une amende d’un montant de 375 000 euros ainsi que deux années d’inéligibilité.

Sur sa fonction d’assistante parlementaire, le tribunal parisien a fait état de contrats sans « aucune consistance », qui ne servaient « aucun besoin ».

Quant à Marc Joulaud, il a écopé d’une peine de trois ans de prison avec sursis assortie de 20 000 euros d’amende avec sursis et cinq ans d’inéligibilité.

Dans cette affaire, l’Assemblée nationale s’est constituée en partie civile.

Le tribunal a estimé à plus d’un million d’euros le total des sommes détournées via ces contrats d’emploi fictif par le couple Fillon et Marc Joulaud.

Aussi, les trois individus sont condamnés à verser à l’Assemblée plus d’un million d’euros au titre des dommages et intérêts.

Le tribunal a également reconnu le couple Fillon coupable de complicité de recel d’abus de bien social pour l’emploi fictif au sein de La Revue des deux mondes occupé par Penelope.

Après l’énoncé du verdict, Antonin Lévy, l’avocat de François Fillon, a déclaré : « cette décision, qui n’est pas juste, va être frappée d’appel (…), il y aura un nouveau procès, c’est d’autant plus nécessaire que, depuis quelques jours, on commence enfin à comprendre ce que nous pressentons depuis 2017, les conditions ubuesques dans lesquelles cette enquête s’est déclenchée, les conditions scandaleuses dans lesquelles cette instruction a été ouverte, les conditions surprenantes dans lesquelles les investigations ont ensuite été conduites ».

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