L’ANSM poursuivie pour « homicides involontaires »

Lundi 9 novembre, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) a annoncé sa mise en examen au motif de « blessures et homicides involontaires par négligence » dans le cadre de l’affaire de la Dépakine.

L’agence a expliqué avoir répondu à une convocation des juges d’instruction en charge de ce dossier.

Dans son communiqué, l’agence a déclaré prendre « toute la mesure de la souffrance des victimes et œuvre depuis des années afin de limiter l’exposition au valproate des femmes en âge d’avoir des enfants », l’ANSM « répondra à toute interrogation de la justice afin d’apporter sa pleine et entière contribution à la manifestation de la vérité ».

Après une procédure initiée par l’Association d’aide aux parents d’enfants souffrant du syndrome de l’anticonvulsivant (APESAC), une enquête a été ouverte auprès du tribunal judiciaire de Paris.

Cette association représente quatre-mille personnes dont deux-mille sont des enfants malades.

La Dépakine, ce médicament contenant du valproate de sodium, est disponible sur le marché depuis 1967, il est prescrit pour les personnes atteintes de troubles bipolaires.

Cependant, il représente un risque élevé de malformations congénitales pour le fœtus en cas d’absorption par une femme enceinte.

De nombreuses études réalisées sur cette problématique évoquent entre 15 000 et 30 000 enfants en situation d’handicap à cause de cette molécule de valproate de sodium.

Pour les familles des victimes, le laboratoire Sanofi, qui commercialise la Dépakine, a trop attendu avant d’informer les usagers des risques en question.

Au mois de février, Sanofi a été mis en examen pour « blessures involontaires » et « tromperie aggravée », avant d’être poursuivi en août pour « homicides involontaires ».

Ce dossier sensible est l’un des scandales sanitaires les plus important ces dernières années en France.

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