Samedi 23 novembre, le parquet de Rio de Janeiro a annoncé l’ouverture d’une enquête à l’encontre de Flavio Bolsonaro, le fils du président du Brésil.

Le sénateur est accusé d’avoir détourner des deniers publics via la rémunération de « salariés fantômes ».

Dans un communiqué, le parquet explique avoir ouvert cette nouvelle enquête « pour improbité administrative liée à l’emploi de salariés fantômes, qui n’auraient pas exercé de fonction au sein du cabinet ».

Les faits en question concernent la période pendant laquelle Flavio Bolsonaro était le député régional de l’État de Rio.

Alors que son père prenait ses fonctions à la tête du Brésil en janvier dernier, l’homme de 38 ans était déjà mis en cause dans une affaire de corruption.

En décembre 2018, la COAF, l’agence gouvernementale de surveillance des transactions financières, avait évoqué des « transactions atypiques » entre 2016 et 2017.

Ces transactions atteignaient un montant de plus d’un million de réais, l’équivalent d’environ 270 000 euros.

Des sommes incompatibles avec le salaire de l’ancien chauffeur de Flavio Bolsonaro, Fabricio José de Queiroz, titulaire du compte mis en cause par la COAF.

L’agence avait aussi repéré près une cinquantaine de dépôts suspects, pour un montant de près de 100 000 réais, soit 22 000 euros environ.

Ces dépôts, qui datent des mois de juin et juillet 2017, sont à l’origine d’investigations menées par le parquet, qui ont été suspendues cet été suite à la décision de Dias Toffoli, président de la Cour suprême brésilienne, qui a imposé une autorisation judiciaire pour obtenir certaines informations financières.

La semaine dernière, la Cour suprême a débouté une décision de justice, ce qui pourrait permettre une dispense d’autorisation aux procureurs en charge de ce dossier compliqué.

Flavio Bolsonaro nie avec véhémence ces allégations, alors que son père s’était engagé à lutter contre la corruption pendant sa campagne électorale.

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