Samedi 25 juillet, le premier ministre du nouveau gouvernement Jean Castex a présenté sa politique sécuritaire au cours d’un déplacement à Nice (Alpes-Maritimes).

Au cours des dernières semaines, de nombreux faits divers concernent des faits de violences à l’encontre des forces de l’ordre ou encore des pompiers, sans parler des violences inhérentes au trafic de stupéfiants.

La ville de Nice a également été le théâtre de violences ces dernières semaines, selon une source judiciaire, un jeune homme a été retrouvé sans vie et couvert de sang dans un des quartiers sensibles de la ville, alors que Jean Castex effectuait sa visite.

Pour ce déplacement, le premier ministre était accompagné de Gérard Darmanin, le ministre de la justice, ainsi que d’Éric Dupond-Moretti, le ministre de la justice.

Pour lutter contre l’insécurité, Jean Castex a évoqué des mesures de « proximité » afin de « faire cesser les violences du quotidien ».

Parmi ces mesures, le renforcement de l’action pénale de proximité, des recrutements de policiers supplémentaires, l’expérimentation de la police municipale et la mise en place de l’amende forfaitaire pour l’usage de stupéfiants.

Au cours de son discours, le chef du gouvernement a déclaré : « la seule loi qui vaille, c’est celle de la loi républicaine et de l’État de droit ».

Dès le mois de septembre, Jean Castex a garanti la généralisation des amendes forfaitaires pour l’usage de produits classés comme stupéfiants, et pas seulement pour les fleurs de cannabis ou la résine, avec pour objectif de « lutter contre les points de vente qui gangrènent les quartiers ».

Le montant de cette amende forfaitaire est fixé à 200 euros, avec la possibilité de payer 150 euros immédiat, mais avec une majoration, au-delà de 45 jours, qui est fixée à 450 euros.

Le premier ministre a fait part de « l’extension des compétences de la police municipale » avec « un cadre qui sera fixé par les ministres » de l’intérieur et de la justice, « la sécurité, c’est aussi et d’abord la proximité ».

Il a précisé : « les ministres vont déployer des moyens sur le terrain pour la justice de proximité et la police du quotidien ».

En outre, pas moins de 150 emplois devraient être créés d’ici la fin de cette année, avec pour objectif de « renforcer l’action pénale de proximité pour la répression de la délinquance du quotidien ».

Le ministre a annoncé le déploiement de 60 agents de police supplémentaires pour la ville de Nice et la création d’un établissement pénitentiaire ayant une capacité de 650 détenus.

La veille de ce déplacement, le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin avait déclaré dans une interview accordée au magazine Figaro : « nous assistons à une crise de l’autorité. Il faut stopper l’ensauvagement d’une certaine partie de la société. Il faut réaffirmer l’État, et en rien laisser passer ».

SOURCE

RÉPONDRE

Veuillez entrer votre commentaire !
Veuillez entrer votre nom

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.